Accueillez votre unicité

Avez-vous déjà remarqué à quel point la réjouissance d’appartenir à une tribu ou un réseau peut parfois vous révéler à vous-même ?

La semaine dernière, je participais à un évènement qui me réjouissait et il y avait plein d’autocollants à l’accueil. Dès le premier jour, toute contente que j’étais d’être là, j’ai collé le logo des organisateurs derrière ma tablette. Je l’ai collé en faisant attention qu’il soit bien lisible, dans toutes les situations. Il m’a fallu quelques jours pour réaliser avec stupeur que j’étais prête à afficher le logo de quelqu’un d’autre sur mes outils de travail alors que j’hésitais à y coller mon propre logo ! Un simple autocollant a suffit pour me montrer à quel point j’étais prête à promouvoir quelqu’un d’autre sur mes outils de travail plutôt que moi… La secousse électrique m’a réveillée d’un coup sec et avec un grand sourire, car j’ai pris conscience d’un mécanisme inconscient que je n’avais pas encore pointé du doigt : placer les qualités des autres avant les miennes dans mon propre cœur. Cela vous rappelle quelque chose ?

Combien d’entre-vous mettent en avant les succès des autres mais pas les leurs ? Combien banalisent leurs accomplissements, pensant que c’est normal, c’est ce qu’il fallait faire, c’est naturel, c’est leur job quoi ! Une maman qui place le bonheur de son enfant avant le sien… Un thérapeute qui ne cesse de recommander ses collègues à ses propres clients… Un stagiaire qui se sent chanceux que le grand boss diffuse son rapport, tout en omettant de préciser le nom de l’auteur, juste parce qu’il pense que cela sous-entend que son travail a été reconnu…

Combien pousseront leur humilité, à l’hyper-modestie, à la transparence ?

Cela vous semble familier ? Souffrez-vous aussi d’hyper-humilité limitante, de manière intermittente ou constante?

L’hyper-humilité vient souvent flirter avec l’humiliation, pas celle venue d’un acte concret d’une autre personne, mais celle qui vient de l’humiliation que l’on s’inflige. Celle qui émane de ce sentiment de ne pas savoir assez, de ne pas être suffisamment intelligent, vieux, sage, compétent. Celle que l’on s’inflige tous les jours en ne validant pas nos acquis, notre expérience, nos compétences, nos accomplissements. Alors oui, cela peut émaner d’un parent qui vous rabaissait, d’un professeur qui vous a ridiculisé devant la classe, d’une culture générale ou la croyance est qu’il faut rester discret.

Mais plutôt que d’aller chercher la source pour trouver un coupable de l’origine ce ce comportement, vous êtes-vous déjà demandé ce qui fait que vous perpétuez cette attitude envers vous-même, ces croyances que l’autre sait ou fait mieux et à plus de mérite ? Combien de temps allez-vous perpétuer la maltraitance envers vous-même ?

En gardant le réflexe de vous diminuer, de vous réduire, vous entrez cette énergie, ces croyances dans votre énergie complète. Vous commencez donc à émaner que l’autre à le droit de vous traiter avec peu de respect, peu de reconnaissance ou peu de gratitude. Car, si l’autre vous voit vous réduire, son inconscient comprend par des micro-signaux qu’il a le droit d’être au dessus de vous, qu’il a le droit de vous regarder de haut, voire de se servir de vous. Cette autre personne pourrait même perdre son respect pour vous à vous voir vous diminuer sans cesse, alors qu’à la base elle vous considérait. Et vous entrerez là dans ce cercle vicieux de ressentir la honte ou la gêne dans vos relations professionnelles ou privées, à vous sentir petit(e), insignifiant(e) ou intéressant(e). Les autres vous renverront l’image que vous avez de vous en plein. Ils ne chercheront pas à vous faire du mal intentionnellement, mais inconsciemment ils viendront titiller vos blessures, vos cicatrices jusqu’à ce que vous vous réveilliez. C’est là la beauté d’une communauté qui tend à s’élever et à grandir… Mais au quotidien, cela use, blesse et tourmente…

Si vous êtes dans ces schémas, il est donc temps de relever la tête, de prendre conscience de qui vous êtes. Il est temps de vous regarder pour ce que vous êtes déjà et non pour ce que vous n’êtes pas encore. Il est temps de vous accorder de vous voir, de secouer vos croyances pour vous offrir de nouvelles perceptions. Il est temps de vous libérer de vos jugements pour vous offrir la reconnaissance de qui vous êtes.

Alors par où commencer me direz-vous ? Par petits pas ou grands pas. Vous pouvez faire appel à un coach, à la PNL, si vous sentez le besoin d’une aide extérieure. Mais vous pouvez aussi commencer par vous-même en vous remerciant. La gratitude, qui aujourd’hui est très tendance dans le monde du développement personnel, a son utilité. Elle permet de reprogrammer votre focus sur ce qui est bon en vous. Prenez votre corps par exemple, vous pouvez le remercier de savoir cicatriser, vous avoir fait grandir, vous transporter, vous faire ressentir… Vous pouvez faire de même avec votre personnalité, votre intelligence, votre vie familiale, sociale ou professionnelle. Vous pouvez le faire sous différentes formes :

  • Un journal
  • Tapisser une armoire ou un mur de post-it avec chaque jour 3 nouveaux mercis
  • Un journal en image sur votre ordinateur
  • Un tableau de vision fait de tout ce qui vous fait chaud au cœur.

Observez également vos réactions, comme je l’ai fait avec mon fameux autocollant et questionnez-vous sur le pourquoi de votre geste. Il n’y aura peut-être pas d’explication claire, mais simplement un constat, comme celui que j’ai eu qui fait sourire et informe en même temps.

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Auteure: Christel Mesey
Site: www.christelmesey.com

 

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